Le mot des partenaires

Philippe PETITCOLIN
Directeur général et administrateur
Si Safran soutient sans réserve cette 14ème Université d’été de la Défense, c’est d’abord parce qu’il souhaite marquer sa gratitude envers les femmes et les hommes de la Défense dans le contexte particulièrement difficile qui est le nôtre. Safran a également la conviction que le dialogue entre forces armées, pouvoirs publics, industriels mais aussi journalistes spécialisés, informant l’opinion sur les conflits souvent complexes dans lesquels est engagée la Nation, contribue à la réussite finale et doit par conséquent être maintenu en permanence. Préparer la guerre suppose, pour l’industrie de l’armement, d’investir dans la R&D et les nouvelles technologies, en lien avec les forces armées, mais aussi dans l’outil industriel et la formation afin d’anticiper les besoins de demain. Mener les opérations implique, pour nous, industriels, de nous placer à l’écoute des utilisateurs afin de satisfaire aux exigences du maintien en condition opérationnelle et d’ajuster aux réalités du terrain nos produits et nos solutions en fonction des retours qui nous en sont faits. Dans un contexte de crise, garantir la paix passe, bien souvent, par le déploiement de solutions donnant ou redonnant aux pays les moyens d’assurer leur sécurité, leur souveraineté, et la légitimité de leurs représentations politiques à travers des élections impartiales s’appuyant sur des technologies spécifiques. A chacune de ces étapes critiques, une compréhension mutuelle de tout instant est indispensable, et suppose une pratique de longue haleine à laquelle l’Université d’été de la Défense contribue efficacement chaque année. En renouvelant notre reconnaissance la plus vive envers l’engagement des forces armées, je vous souhaite à tous une excellente lecture !  
 
Stéphane MAYER
Président-Directeur Général
« Préparer la guerre, conduire les opérations et gagner la paix ». Le thème de cette 14ème édition de l’Université d’Eté de la Défense met l’accent sur des notions stratégiques et d’actualité, dans un contexte sécuritaire difficile pour les Français et pour nos forces armées, extrêmement sollicitées, tant sur les théâtres extérieurs que sur le territoire national.
Concevoir et définir des solutions adaptées à des menaces en constante évolution, telle est la mission du groupe Nexter pour préparer la guerre. C’est pourquoi nous travaillons au quotidien sur les engins et systèmes terrestres du futur, notamment dans le cadre du programme SCORPION, avec le développement du GRIFFON et du JAGUAR. Le maintien d’un effort budgétaire en matière de défense est la condition nécessaire pour la poursuite des politiques d’innovation menées par l’industrie française.
Préparer la guerre, c’est aussi œuvrer à l’interopérabilité des systèmes et à la standardisation avec les autres armées européennes, souvent amenées à intervenir sur les mêmes théâtres d’opérations. C’est avec cet objectif que nous construisons KNDS (KMW + Nexter Defense Systems), première étape de la consolidation européenne en matière de défense terrestre. Nexter et KMW  renforcent ainsi mutuellement leur capacité d’innovation et leur maîtrise des hautes technologies dans le domaine des blindés, de l’artillerie, de la protection des forces ou encore dans les munitions.
Conduire les opérations est une notion familière pour Nexter,  principal systémier-intégrateur de l’armée de Terre française. A l’écoute de ses clients, le groupe fournit aux forces les outils qui leur permettent d’améliorer la connaissance de la situation environnante, de détecter l’ennemi, de protéger toujours mieux nos militaires et de faciliter leurs prises de décision.
Enfin, gagner la paix, c’est construire une France forte au sein d’une Europe de la défense forte, disposant de moyens pour lutter contre les nouvelles menaces et capable d’agir sur des théâtres extérieurs. C’est également conserver une capacité opérationnelle souveraine, avec la poursuite du renouvellement des équipements des forces, le soutien des filières stratégiques comme la défense terrestre et aéroterrestre, et le maintien d’une BITDE. C’est enfin le vœu des citoyens européens et français, vers lequel nos efforts tendent constamment et auquel ces Universités d’été ne manqueront pas de contribuer.

 

Patrice CAINE
Président-Directeur Général
Le futur champ de bataille aéroterrestre sera davantage connecté, intégré et digitalisé.
Connecté. Avec l’arrivée des radios logicielles et des moyens de communication par satellite de nouvelle génération, les capacités accrues de la connectivité au combat donneront aux armées de demain un avantage opérationnel grandissant.
Intégré. C’est aussi dès aujourd’hui que nous préparons l’après de l’ère du combat coopératif, dans laquelle nous entrons aujourd’hui, avec une intégration plus profonde des systèmes de défense. Et cette intégration s’appuiera très certainement sur des « combat clouds ».
Digitalisé. Enfin, la transformation numérique du champ de bataille va se poursuivre bien au-delà de la numérisation du champ de bataille entamée au début des années 2000. Après avoir cartographié, géo-référencé, géo-localisé, … se pose désormais la question de notre capacité à extraire du sens à partir de l’ensemble des données collectées par les différents moyens de renseignement (les hommes, les satellites, les drones, etc.).
Pour rester en première ligne dans cette course à l’efficacité opérationnelle et à l’innovation, nous devons y consacrer des moyens à la hauteur des enjeux,  à travers les programmes d’armement, les études amont ou nos propres investissements en matière de recherche.

 

Bruno SAINJON
Président-Directeur Général
La France est actuellement engagée militairement sur de nombreux théâtres d’opérations. Les événements qui ont touché notre pays depuis plus d’un an et demi nous rappellent que dans le monde actuel la frontière est parfois difficile à établir entre sécurité extérieure et sécurité intérieure.
Parmi les sujets débattus à l’occasion de cette quatorzième Université d’été de la défense, je suis – en tant que Président de l’ONERA - particulièrement attentif au thème « Espace et surveillance » qui concerne d’ailleurs la fonction stratégique « Connaissance et anticipation » mise à l’honneur l’an dernier. Les adversaires auxquels nous sommes confrontés s’adaptent et utilisent leur connaissance du terrain pour essayer de limiter l’efficacité de nos propres systèmes ; nous devons donc être inventifs et innover dans le temps court. Mais cette réalité des engagements actuels ne doit pas occulter l’indispensable effort de recherche que nous devons consentir pour rester dans le groupe réduit des nations qui comptent militairement.
Plus que jamais la recherche aérospatiale militaire est un des déterminants de la puissance, de la souveraineté et donc de la liberté d’action. 

 

François GELEZNIKOFF
Directeur des Applications Militaires
La Direction des applications militaires du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (la DAM) a en charge de conduire les programmes de Défense du CEA. Cela concerne principalement les armes nucléaires, les chaufferies nucléaires des sous-marins et du porte-avions Charles de Gaulle et la lutte contre la prolifération. 
Après l’arrêt définitif des essais nucléaires en 1996, la garantie des armes nucléaires en sûreté et performance s’appuie sur le programme Simulation. La DAM met au point les codes de calcul reproduisant la complexité du fonctionnement des armes par une modélisation physique très poussée, développe en co-design avec Atos/Bull les supercalculateurs permettant de mettre en œuvre ces calculs, et valide ces résultats numériques sur de grandes installations expérimentales de physique dont le laser Megajoule. Le défi du passage à la simulation, matérialisé par le renouvellement des têtes nucléaires, a été relevé avec succès.
 
 
Jean-Yves LE GALL
Président
Depuis sa création en 1961, le CNES coopère avec le Ministère de la Défense. Il conduit la plupart de ses programmes spatiaux, opère ses satellites et prépare le futur avec lui.
Les derniers Livres blancs sur la Défense et la Sécurité nationale ont conforté la place du spatial dans les capacités nécessaires à nos forces armées ; aussi, cette coopération prend de plus en plus d’importance, en particulier dans les domaines de l’observation optique à très haute résolution, des télécommunications sécurisées et de la surveillance de l’espace.
Pour « Préparer la guerre, Conduire les opérations et Gagner la paix », thèmes de la 14ème Université d’Eté de la Défense, le Ministère de la Défense a besoin de capacités spatiales et d’une industrie nationale performante et compétitive pour les produire.
Pour répondre à ces missions, le CNES poursuit son évolution vers plus « d’Innovation & d’Inspiration », nom de son dernier Contrat d’Objectifs et de Performance. Il souhaite que le Ministère de la Défense et l’Université d’Eté de la Défense 2016 en soient les premiers bénéficiaires.
 
 
  Eric TRAPPIER
  Président-Directeur général
Guerre au Levant et au Sahel, multiplication des actes terroristes meurtriers en France et en Europe, crise des migrants, tensions à l’Est du continent européen, états faillis au Sud de la Méditerranée, jamais depuis la fin de la guerre froide la France n’avait été confrontée à tant de tensions et de menaces sur sa sécurité. Dans ce contexte stratégique et sécuritaire sans précédent nos forces armées sont engagées sur de nombreux théâtres d’opérations tant sur le territoire national qu’à l’extérieur de nos frontières et je veux rendre hommages à tous ces militaires qui assurent au quotidien la défense de la Nation et préservent la sécurité des Français.
Pour faire face à ces défis, la France peut s’appuyer sur un outil de défense éprouvé. Il s’appuie sur une industrie de souveraineté compétitive qui produit des matériels performants qui garantissent aux hautes autorités de l’Etat autonomie de décision et liberté d’action notamment dans le domaine de l’aéronautique de combat.
Grâce à la maîtrise du ciel et à sa puissance de feu l’arme aérienne apparaît, plus que jamais, comme un système stratégique dans la conduite de la guerre qu’elle soit traditionnelle ou asymétrique. Elle est un véritable démultiplicateur de force indispensable pour que les opérations aéroterrestre et aéromaritime se déploient dans des conditions optimum de sureté pour nos soldats. En Opex, le Rafale fait la démonstration de tout l’intérêt de sa polyvalence à l'occasion de son engagement dans le cadre des opérations au Levant. Avec cet avion, l’exécutif dispose d’un outil de puissance et de supériorité aérienne qui grâce à ses capacités nucléaires se situe au cœur de la défense des intérêts vitaux du pays.
Dans ce contexte, les prochaines LPM verront la poursuite des livraisons Rafale avec la 4ième Tranche et la 5ième Tranche. Les standard  continueront à évoluer en prenant en compte le retour d’expérience des opérationnels afin que nos armées soient assurées de toujours disposer du meilleur outil pour faire face à la diversité des menaces. Enfin, à la suite de nos succès en Egypte et au Qatar en 2015, l’export va rester essentiel tant au plan industriel qu’en terme charge avec la  prise en compte des besoins spécifiques de nos clients. 
Mais il est aussi indispensable de regarder plus loin. La capacité d’entrée en premier dans un conflit, comme les crises libyenne et malienne l’ont illustrée, conditionne l’autonomie stratégique d’un pays et témoigne de l’efficacité réelle de ses forces. Il est décisif de conserver cette capacité et d’adapter nos moyens aux progrès de plus en plus rapides des stratégies anti-accès. Le développement des technologies dans ce domaine et leur dissémination pourraient à terme remettre en cause la liberté d’intervention des forces françaises. Pour répondre à ces nouvelles menaces, il faudra développer la complémentarité entre l’avion de combat et le drone de combat. Fort de l’expérience acquise avec le nEUROn qui permet à la France d’être un des seuls pays maîtrisant les technologies des drones furtifs, il faudra se doter de capacités opérationnelles dans ce domaine. C’est tout l’enjeu de la coopération franco-britannique issue des accords de Lancaster House et Brize Norton autour du FCAS. A la suite du sommet d’Amiens du 3 mars 2016, il a été annoncé le lancement en 2017 d’un démonstrateur opérationnel de drone de combat franco-britannique pour 2 milliards d’euros à l’horizon 2025 réunissant autour de Dassault Aviation et BAES, Thalès, Safran, Selex et Rolls-Royce.
Dans le domaine des drones de surveillance, il est important qu’enfin les européens se dotent de moyens propres. La décision de lancer une étude de faisabilité dans le domaine des drones MALE est une décision majeure de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne qui permet de consolider les savoir-faire des acteurs européens Dassault Aviation, Airbus et Leonardo.
Enfin, cette stratégie de préparation de l’avenir doit aussi prendre en compte le renouvellement des capacités de la Marine Nationale dans le domaine de la Patrouille Maritime et de la Surveillance Maritime.  Dans les deux cas, l’expérience acquise avec l’Atlantique et avec les Falcon 50 et 2000 de Surveillance Maritime doivent permettre de conserver pour la France la maîtrise de ces compétences majeures tant pour la composante océanique stratégique que pour l’action de l’Etat en mer.
Tous ces sujets sont à la fois essentiels et complémentaires pour conserver à la France et à son industrie ses capacités et son savoir-faire dans le domaine des avions militaires. Il est important que les industriels aient enfin une visibilité quant à la préparation de l’avenir. Il en va de la pérennité d’une activité stratégique tant par  son emploi opérationnel qu’à travers ses retombées industrielles et économiques.
 
 
Antoine BOUVIER
Président-Directeur Général
Les évènements douloureux qui ont frappé la France en 2015 placent la guerre dans une réalité nouvelle pour nombre de citoyens français et européens.
Aussi, ces 14ème Universités d’été de la défense invitent l’ensemble des acteurs de la communauté de défense à réfléchir à ce que recouvre la dimension globale des conflits d’aujourd’hui et de leur résolution.
En tant qu’entreprise européenne intégrée, MBDA se tient naturellement aux côtés de tous ceux qui sont menacés et touchés par le terrorisme.  Notre raison d’être est de fournir aux forces armées de nos nations-mères des capacités militaires décisives et de souveraineté à fin de sécurité nationale et d’autonomie stratégique.
Nous œuvrons sans relâche avec nos clients et fournisseurs pour livrer les nouvelles technologies qui permettront de lutter efficacement contre ces menaces et doterons nos forces armées des capacités opérationnelles requises pour protéger et défendre nos pays dans un souci d’exigence de performances garantissant un avantage militaire, technologique et économique à coûts et risques maîtrisés dans un cadre naturel de coopération multinationale.
Nos partenaires de la Communauté de défense sont sous la pression permanente d’arbitrages budgétaires difficiles, de menaces sécuritaires en constante mutation et de l’impérieuse nécessité de conserver la maîtrise souveraine de leurs capacités de défense. Notre stratégie d’entreprise doit s’adapter à ces exigences et nous devons continuer de prouver à nos clients nationaux notre aptitude à innover et à proposer non seulement les bons produits, en toute autonomie, mais également la bonne organisation industrielle pour soutenir leurs capacités souveraines en ces temps difficiles.
Ce statut de partenaire responsable nous oblige, notamment, à rationnaliser nos coûts et notre organisation. C’est ainsi que nous expérimentons, dans l’esprit de Lancaster House, des centres d’excellence spécialisés ou fédérés entre la France et le Royaume-Uni pour la fourniture croisée  d’éléments constitutifs majeurs des missiles MMP, Exocet, Brimstone et ASRAAM. Ceci traduit la volonté commune de deux grands pays européens, traditionnellement alliés,  de s’engager dans une démarche de dépendance mutuelle pour le développement et la fourniture de futures capacités opérationnelles souveraines. Nous poursuivons, en complément, notre stratégie de consolidation de l’industrie européenne avec l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie et nous attachons à développer des coopérations structurées avec la Pologne ou la Turquie.
MBDA est aussi le bras armé industriel de nos politiques de défense et étrangère par les enjeux que représentent les grands contrats à l’exportation.
Face à des défis plus conséquents que jamais, j’ai toute confiance dans notre aptitude à innover et fournir à nos clients les capacités dont ils ont besoin.
 
Peter ROGERS
Président-Directeur Général
"Préparer la guerre, Conduire les opérations, Gagner la paix" est un thème qui met en valeur une approche globale connue et maîtrisée par le groupe Babcock International.
Depuis plusieurs décennies, nous accompagnons au quotidien et au plus près nos partenaires dans la préparation de leurs opérations en assurant, le maintien en condition opérationnelle d‘équipements militaires et en participant à la formation du personnel des forces armées.
Leader en Europe dans les solutions de services, notamment de soutien aux Etats et aux grandes entreprises, nous avons bâti notre réputation et notre succès sur une relation de confiance durable. Elle permet à nos partenaires, particulièrement les forces armées, de se concentrer sur l’essentiel : la préparation opérationnelle et le succès de leurs missions.
Pour les forces armées européennes, dont certaines sont engagées dans des opérations difficiles depuis plus de 10 années maintenant, nous assurons quotidiennement le maintien en condition opérationnelle de sous-marins nucléaires, de bâtiments de surface, de 35 000 véhicules terrestres et de 250 avions et hélicoptères d’entraînement. Chaque année, nous délivrons également 450 000 jours de formation en mer, 100 000 heures de vol d’entraînement, et 50 000 jours d’exercices terrestres.
Nous sommes en outre le premier opérateur européen d’hélicoptères, effectuant 140 000 heures de vol annuelles en missions critiques. En France, en particulier, nous réalisons HELIDAX en partenariat avec la société DCI. Nous maintenons aussi en condition opérationnelle des flottes d’hélicoptères étatiques et nous opérons 65% des hélicoptères SAMU.
Babcock se distingue par son indépendance, tant technique que financière, nous permettant de mettre en œuvre des solutions sur mesure ainsi que des services adaptés aux enjeux des forces armées.  
C’est avec grand enthousiasme que nous participons aux Universités d’Eté de la Défense pour la première fois et nous espérons contribuer avec l’ensemble des universitaires à de fructueux échanges.
 
 
Marwan LAHOUD
Directeur Général
L’environnement géostratégique incertain et les multiples crises en Afrique et au Moyen-Orient appellent la plus grande vigilance en matière de défense. Pourtant, en dépit des engagements pris notamment au sommet de l’OTAN à Newport en 2014, la France et ses alliés européens voient leurs budgets de défense toujours contraints.
La crise des finances publiques a conduit ces pays à ajuster l’effort de défense aux rentrées fiscales en espérant que les défis sécuritaires pourraient attendre. Cependant les attaques terroristes qui ont eu lieu notamment en France, en Turquie et en Belgique sont là pour rappeler que nos adversaires ne vont pas s’ajuster à nos contraintes, malheureusement.
Nos pays doivent donc disposer de personnels bien formés, en quantité suffisante et disposant des équipements appropriés pour faire face à des crises qui sont tout à fait envisageables à la périphérie même de l’Europe ou dans le monde. La contraction de facto des ressources budgétaires a conduit à un format a minima, imposant aux armées une situation de tension rapidement intenable.
Un sursaut est nécessaire, comme le souligne la Stratégie globale publiée par l’Union européenne fin juin. Au regard des enjeux posés, il est indéniable que l’effort de défense doit se concevoir moins autour d’une cible abstraite, mais bien en tenant compte des missions confiées aux armées et des moyens capacitaires et humains nécessaires pour les conduire.
De plus, au-delà de l’effort fourni par chaque pays, une plus grande mutualisation des dépenses constitue véritablement une source d’efficacité accrue de cet effort. Or force est de constater que les pays européens investissent toujours trop peu ensemble. Certains projets majeurs comme le FCAS ou le drone MALE ouvrent des perspectives intéressantes, mais ils restent à confirmer et trop peu nombreux.
Il manque encore une impulsion politique forte pour redynamiser la coopération de défense et en faire le socle d’une Europe garante de sa sécurité et de sa défense par une autonomie maîtrisée. La Stratégie globale de l’Union européenne porte une vraie ambition. Il faut maintenant la mettre en œuvre et passer aux actes !
 
 
Yann ROLLAND
Président Directeur Général
En tant que Président Directeur Général, je me dois de vous dire que Engie/Ineo est très honoré de participer à la 14ème édition de l’Université d’Eté de la Défense, consacrée à d’importantes réflexions sur le thème générique : « Préparer la guerre – Conduire les opérations – Gagner la paix ».
Au sein d’Engie, Engie Ineo à la volonté d’être un industriel performant et reconnu par sa présence sur le « temps court » qui doit être une préoccupation constante, condition de pérennité, mais aussi par sa trajectoire et ses investissements sur le « temps long » qui conditionnent aussi cette pérennité. « Le temps long » d’aujourd’hui prépare le « temps court » de demain.
Engie/Ineo est également un industriel pour qui l’appartenance à notre Société, impose des devoirs – de compétences et d’anticipation, de respect – et les thèmes de la présente Université constituent à cet égard un réel enrichissement. Les divers ateliers, sont autant d’opportunités d’un éclairage à la fois homogène et complet qui nous est essentiel. Nous attendons également beaucoup de la séance plénière – la remontée en puissance en Europe : objectif 2 % - et du Forum des Rencontres dans le cadre duquel le Dialogue Méditerranéen Stratégique sera le thème abordé.
J’ai voulu, à travers une large participation de nos ingénieurs et experts, que nous profitions au maximum des échanges de l’Université et nous apportions une contribution effective à des universités de la Défense.
Engie/Ineo est, dans ses domaines de compétences, résolument tourné vers les besoins de notre Défense, de notre Sécurité, et c’est dans cette perspective que je souhaite développer des « pseudo partenariats », qui seuls permettent une stratégie de l’offre qui est particulièrement pertinente dans les domaines qui retiennent notre attention.
Nous avons ainsi mis en œuvre une stratégie de l’offre dans le secteur de la maintenance, plus largement d’ailleurs, en permettant à nos forces une meilleure utilisation de leurs potentiels, tout en engageant l’industriel sur une performance opérationnelle. Il s’agit là d’une innovation, qui n’a pu voir le jour qu’à travers des dialogues constructifs et qui ne demande qu’à être étendue, et enrichie dans sa mise en application.
Engie/Ineo a désormais la maîtrise de nombreux volets de la Sécurité, et notamment des systèmes interconnectés de visualisation (caméras) au traitement de tel ou tel « objet » d’une image, par enrichissements successifs, en faisant de plus en plus appel à des approches permises par l’Intelligence Artificielle. La Sécurité concerne ainsi nombreuses de nos activités et nous voulons apporter notre pleine contribution à la résolution des enjeux de sécurité.
Engie/Ineo a aussi acquis une très grande expérience dans le domaine des télécommunications protégées, dans le domaine des systèmes électroniques base de systèmes de Défense, comme par exemple dans la qualification des drones, dans le domaine du « Cyber », défensif et/ou offensif tant il n’est pas toujours aisé de parler de frontière.
D’une façon générale, Engie/Ineo est pleinement concerné et a une réelle expertise dans les techniques de simulation, de réalité augmentée, de « Big Data », de mémoires de masse dite « cloud », de l’intelligence Artificielle, des objets connectés, etc.
Nous sommes persuadés que des « ruptures » nous attendent, et nous sommes prêts à faire face à ces ruptures. A notre échelle, nous avons toujours fait le pari de l’innovation et laissé un vaste espace de liberté à nos collaborateurs pour les encourager à prendre des initiatives et entreprendre.
Et de cette volonté résulte une politique mise en œuvre de longue date par Engie/Ineo que, j’ai la volonté d’intensifier :
  • Développement de « pseudo partenariats » avec les utilisateurs concernés (ceci est vrai bien entendu pour la Défense et la Sécurité de nos ressortissants et installations, mais aussi par exemple, du monde médical, du monde de l’enseignement, etc.)
  • Soutien à travers des « partenariats » de PME/PMI innovantes sur le plan technologique, et qui très souvent sont à la base d’innovations systématiques.
  • Accompagnement et création de start-up.
  • Politique de croissance externe et d’acquisition.
  • Et dans le cadre de la stratégie d’Engie à l’international, renforcement de nos efforts d’exportation.
Nous sommes présents dans le monde la Défense et de la Sécurité depuis plus d’un demi-siècle. Nous souhaitons désormais y accroître notre présence et nous développer autour de nos expertises : communications complexes, soutien et maintenance, Energie, dans une perspective de long terme.
Et pour Engie/Ineo, la participation à cette Université d’Eté, pour moi la première en tant que Président Directeur Général, est donc une opportunité de réaffirmer notre présence et notre ambition.
 
 
Jean Luc MAURANGE
Président de CMI Defence
CMI Defence se félicite de participer à la quatorzième  édition des universités d’été de la Défense.
Présent pour la première fois en 2015 nous avions pu apprécier ce qui fait  tout l’intérêt de ces journées.
  • Une occasion unique d’échanges et d’interaction entre le monde industriel de la Défense,  le monde politique et les représentants des différentes composantes de nos armées.
  • Des interlocuteurs et participants  de très haut niveau et disponibles.
  • La qualité des thèmes de réflexion  abordés, combinés au très haut niveau des intervenants et des débats.
C’est donc avec un très grand plaisir que CMI Defence renouvelle sa présence. La thématique choisie cette année. « Préparer la guerre, conduire les opérations, gagner la paix » est pleinement d’actualité pour notre société.
Préparer la guerre
C’est bien évidemment disposer d’équipements conçus pour répondre parfaitement aux besoins évolutifs des combattants sur le terrain, mais aussi de personnel formés et entrainés à l’utilisation optimale de ces équipements dans un environnement le plus proche possible de la réalité des conflits. Notre groupe y contribue en offrant aujourd’hui :
  • Une gamme de  systèmes tourelles canon Cockerill  (calibres 20 à 120 mm) modulaires, compatibles avec tous types de véhicules et adaptés au besoin en optimisant le compromis puissance de feu, mobilité et protection.
  • Les dernières versions des  systèmes de simulation militaire terrestre développés par notre filiale Agueris, présentées au ministre de la défense il y a un mois à Eurosatory par l’état-major.
  • Un outil de formation unique situé sur l’ancien site militaire entièrement rénové de  Commercy qui regroupe les capacités  de formation à l’utilisation des véhicules blindés et leurs systèmes d’armes et à leur maintenance. Cette formation dispensée sur le site de Commercy est validée sur les champs de tir de Champagne.
Conduire les opérations  
  • Le rapport puissance de feu/poids de nos équipements, répond de façon très adaptés aux enjeux opérationnels actuels dont le déploiement rapide (aérotransportable) et une mise en œuvre immédiate et  flexibilité que permet le concept de plateforme unique (intégration  sur la même tourelle des calibres allant de 30 mm à 105 mm) . Elles donnent aux forces engagées en opération une réactivité, une flexibilité et une efficacité sans égale.
  • Toute l’offre CMI de maintien en condition opérationnelle et évolution tout au long de l’utilisation.
Gagner la Paix
  • En assurant au-delà de l’aspect diplomatique, le maintien d’une  présence locale pérenne et durable grâce à une politique de localisation, de partenariat industriel local et de transfert de savoir-faire technologique
Participer à cette quatorzième édition est  pour CMI Defence une nouvelle occasion d’interagir avec les grands acteurs de la politique de Défense française, avec les grands industriels de l’armement  et de réfléchir ensemble aux défis auxquels nous faisons face.
Au nom des 1400 collaborateurs de CMI en France, de nos équipes basées à Distroff, à Commercy,  sur le campus Ter@tec à Bruyère Le Châtel  et de l’équipe simulation d’Agueris basées à Vélizy,  CMI Defence, souhaite une pleine réussite à l’édition 2016 des universités d’été de la Défense.
 
Laurent Giovachini
Directeur général adjoint
Les douloureux événements qui ont frappé la France ces deux dernières années soulignent l’actualité du thème choisi pour l’édition 2016 des 14èmes universités d’été de la défense – Préparer la guerre, Conduire les opérations, Gagner la paix – non pas tant par la nouveauté de ces thèmes pris isolément que par le continuum que suggère leur association.
Sopra Steria, leader européen de la transformation numérique, fort de plus de 38 000 collaborateurs, réalisant un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’Euro, occupe aujourd’hui une place de premier rang au sein de l’industrie de défense française.
Sa contribution à l’équipement du ministère de la Défense, du ministère de l’Intérieur et du ministère de la justice donne à Sopra Steria un rôle particulier au sein du continuum mis en avant par l’université, de l’entraînement des forces à la mise en place des outils permettant la mise sur pied et le fonctionnement d’un état moderne et efficace, en passant par le commandement de la conduite des opérations.
Les méthodes que nous employons pour mettre au plus vite l’innovation à la disposition de ces ministères sont particulièrement pertinentes dans des environnements évolutifs, qui nécessitent de s’adapter sans cesse à la transformation des risques et des menaces.
 
 
  Hervé GUILLOU
  Président Directeur Général
« Préparer la guerre, conduire les opérations, gagner la paix ». Tels sont les enjeux qui seront au cœur des échanges de cette 14ème Université d’Eté de la Défense.
En tant que partenaire industriel de la DGA et de la Marine nationale, DCNS est entièrement mobilisé pour répondre toujours mieux aux besoins opérationnels des équipages, livrer, maintenir en service et moderniser les programmes et équipements qui contribuent à renforcer la sécurité et la stabilité de notre pays.
Aujourd’hui, alors que l’engagement de la Marine nationale sur de nombreux théâtres d’opération est total, nos équipes sont plus que jamais engagées pour assurer la sécurité et la disponibilité de la flotte française.
Cela suppose de préparer l’avenir en investissant dans notre R&D et notre outil industriel pour développer les solutions de demain nécessaires pour conserver la supériorité technologique à la mer dans les trois dimensions. Notre développement à l’international constitue un levier de croissance nécessaire pour nourrir ce développement et maintenir les compétences en France dans une logique de fertilisation croisée.
Dans cette optique, le retour d’expérience des marins et le dialogue permanent avec nos partenaires étatiques et militaires sont la clé d’une compréhension mutuelle qui seule permettra d’adapter la réalité industrielle à celle du terrain.
Je me réjouis donc de cette nouvelle Université qui offre un cadre favorable aux échanges et au partage d’information entre l’ensemble des acteurs de l’« Equipe France » de la Défense, pour apporter une réponse globale aux défis actuels.
 
 
Philippe Vannier
Vice-President Executif Big Data & Security and CTO Atos Group
Atos a développé sa présence dans le monde de la défense grâce à sa capacité d’adaptation des technologies civiles de l’information aux contraintes du secteur militaire.
À travers sa marque Bull dédiée aux produits et logiciels à forte valeur ajoutée, Atos répond aux défis du Big Data, de la cybersécurité et des systèmes critiques. Atos est présent sur toute la chaîne depuis la collecte jusqu’au traitement de l’information, pour favoriser l’aide à la décision et la détection des menaces.
Les réseaux tactiques sont une illustration de ce savoir-faire : Bull BMS est le système d’information d’Atos au cœur du programme Scorpion (SICS). Il optimise le partage collaboratif en temps quasi réel des informations tactiques du combat terrestre et aéroterrestre, avec une interface utilisateur conviviale. Atos investit également dans l’adaptation du smartphone aux usages de missions de protection du territoire national.

 

Philippe GAUTIER
Président Directeur Général
NEXEYA est heureux de soutenir, pour la première fois, les Universités de la Défense. Présents depuis plus de trente ans dans nombre de programmes d’armement, nous exprimons ainsi notre volonté de participer activement aux débats du monde de la défense.
Gagner la paix en préparant la guerre, c’est bien sûr, développer des systèmes d’armes performants. Mais c’est également tester et démontrer, en temps de paix, la supériorité de ses systèmes. Le concept de « dissuasion »  s’applique, toutes proportions gardées, sur un périmètre plus large que l’arme nucléaire. L’offre de NEXEYA en matière de simulation et de test peut grandement contribuer à la démonstration de la suprématie de capacités militaires.
Conduire les opérations, cela veut dire, entre autres, disposer de moyens d’informations, de reconnaissance et de surveillance. Il est ainsi de plus en plus nécessaire de disposer de moyens légers, facilement déployables sur des porteurs existants et fortement communicants.  Là aussi, l’offre de NEXEYA en matière de systèmes ISR contribue à l’agilité des forces sur les théâtres d’opération.
Je vous souhaite une excellente session et de fructueux débats.
 
 
René SIMON
Président du Directoire
Demathieu Bard : Un partenaire engagé du secteur de la Défense
Entreprise lorraine fondée il y a 155 ans, Demathieu Bard fait partie des principaux acteurs français indépendants du secteur de la Construction. Depuis presque autant d’années, le Groupe œuvre dans le domaine de la Défense. Aujourd’hui, nous préservons les valeurs qui nous ont permis de satisfaire les acteurs de ce secteur : rigueur, innovation, pérennité, fiabilité, humilité, pugnacité mais aussi responsabilité, respect de l’individu et sens de l’éthique. La synergie des expertises du Groupe lui a également permis de remporter un certain nombre d’appels d’offres dans le secteur de la Défense, en France et en Europe: SAFRAN 218 - CEA de Valduc, avitaillement Quai des Flotilles – SID Brest, construction d’un Cenzub (Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine)–SID Sissonne, d’un héliport – US Air Base Landsthul-Ramstein en Allemagne… Nous intervenons également pour le compte de Safran, Dassault Aviation, Airbus…
Cette 14ème université d’été représente pour nous un moment privilégié pour échanger avec les principaux acteurs politiques, militaires et industriels de la Défense afin d’appréhender au mieux les enjeux à venir.
 
 
Guénaël GUILLERME
Directeur Général
Depuis plus de 70 ans, le Groupe ECA développe des solutions complètes destinées à la défense navale, terrestre et aérienne, à la sécurité intérieure et aux forces spéciales pour les armées françaises et étrangères, des agences gouvernementales ou des organisations privées.
Avec le développement des conflits asymétriques, les menaces changent, les frontières entre armées et sécurité intérieure évoluent. Par ailleurs, les considérations budgétaires aussi bien que la sécurité des forces poussent à réduire leur exposition. Le Groupe ECA répond à ces enjeux avec des solutions à la pointe de la robotique et des systèmes automatisés qui démultiplient la puissance des forces tout en limitant l’exposition des hommes dans les zones à risques. 
Le Groupe ECA propose des solutions complètes et totalement intégrées, éprouvées au combat, intégrées dans les forces françaises pour des missions de surveillance, de détection, d’inspection, d’intervention et de neutralisation.
Les solutions robotisées du Groupe ECA s’appuient sur une gamme complète de drones aériens, terrestres et maritimes téléopérés ou autonomes.  Interopérables, dotés des capteurs les plus performants, aptes à traiter l’information en temps réel, ces drones sont la base de solutions permettant d’identifier et de neutraliser les risques avec célérité et efficacité.
Le Groupe ECA propose également une gamme de systèmes sous-marins et  équipements de navires, véhicules terrestres, aéronefs.
Enfin, le Groupe ECA fournit à ses clients un ensemble de solutions d’entraînement à la conduite ou aux missions basées sur une gamme complète de simulateurs diffusés dans le monde entier. 
 
 
Jean-Michel PALAGOS
Président-Directeur Général
Chaque année, l’université d’été de la défense réunit les acteurs clefs – étatiques et industriels – du secteur de la défense et de la sécurité, afin de réfléchir ensemble aux enjeux de demain.  Plus que jamais d’actualité, le thème de cette 14e édition « préparer la guerre, conduire les opérations, gagner la paix » nous rappelle la nécessité d’agir collectivement au service de la paix.
C’est dans cet esprit que Défense Conseil International (DCI) est heureux de pouvoir une fois de plus participer aux Universités d’Eté de la Défense.
Opérateur de référence du ministère de la Défense, DCI joue un rôle clef dans le transfert du savoir-faire militaire français au profit des pays amis de la France. Créée en 1972 par l’Etat pour accompagner les contrats exports en matière de formation, DCI compte actuellement environ 1000 salariés en France et à travers le monde. L’entreprise exerce son action dans les domaines de la formation académique et opérationnelle, de la maintenance, du conseil ou encore de l’assistance technique.
Bénéficiant de l’agilité que lui confère son statut de société, DCI agit dans une logique de relais de l’action internationale des armées, cela dans un contexte de forte contrainte opérationnelle. DCI se voit ainsi confier un nombre croissant d’actions de formation au profit des pays amis de la France. Ceux-ci sont ainsi en mesure de renforcer leur propre défense mais également de s’engager aux côtés des armées françaises. DCI déploie par ailleurs des experts issus des armées, en soutien aux exportations, pour promouvoir nos équipements et former les futurs utilisateurs qui viennent chercher auprès de la France, non seulement la qualité technologique, mais également un savoir-faire opérationnel internationalement reconnu.
Former, entrainer, conseiller et soutenir, c’est le sens de la démarche capacitaire dans laquelle s’inscrit fièrement le personnel de DCI au service des pays amis de la France, aux côté de nos armées et de nos industriels.
 
 
Acteur engagé de la communauté française de Défense et Sécurité, le Groupe CNIM (CNIM et sa filiale Bertin Technologies) fournit des solutions et des équipements à forte valeur ajoutée pour la projection des forces et la protection des intérêts nationaux.
Le groupe CNIM a un ancrage profond dans l'histoire de l’industrie de défense en France, qui remonte à 160 ans pour CNIM et à plus de 60 ans pour Bertin.
Acteur clé de la dissuasion française, CNIM participe aux programmes de SNLE et contribue  activement au programme Laser mégajoule. Il fournit également, depuis 30 ans, des systèmes de franchissement adoptés par de nombreuses armées en France et à travers le monde. Enfin, dans le domaine de la projection maritime, CNIM a récemment livré à la Marine égyptienne des navires de débarquement amphibies issus de son concept innovant de catamaran LCAT.
Bertin Technologies, acteur référent de l’innovation, poursuit son développement dans le domaine des solutions d’optronique terrestre adaptées aux contextes opérationnels exigeants. Avec l’acquisition du leader français Saphymo, la société offre  également une large gamme de solutions contre les menaces NRBC. Par ailleurs, pour accompagner au mieux les services de l’Etat et les entreprises françaises face aux enjeux et menaces du numérique, le groupe CNIM a récemment créé Bertin IT qui propose la fourniture de solutions performantes en cyber intelligence et cyberdéfense.
Apporter des solutions adaptées à nos clients français face aux nouvelles menaces, tout en se développant à l’international, voilà l’ambition qui nous anime et nous mobilise aux côtés des forces armées, de la DGA et de nos partenaires industriels.
Nous serons très heureux de participer aux débats de ces universités d’été de la défense, haut lieu d'échanges riches et directs entre tous les acteurs de la communauté. .

 

Jacques DESCLAUX
Président exécutif 
Roxel entend développer son offre et sa part de marché à l’international dans le domaine de la défense. Outre des produits au meilleur niveau de performance, Roxel propose son support et ses services à travers des coopérations ciblées permettant de satisfaire les demandes exprimées par de nombreux pays.
Roxel est le leader européen et le numéro trois mondial de la propulsion de roquettes et de missiles tactiques, et est présent sur l’ensemble des segments de marché concernés par la maîtrise des technologies-clés.
Roxel développe un plan d’amélioration continue lui permettant par l’utilisation de méthodes très modernes (Lean-Sigma, Leadership Model, etc) d’atteindre des objectifs ambitieux de réactivité et de compétitivité. Roxel mise aussi sur l’investissement et l’innovation pour préparer le futur à travers la recherche de technologies et de procédés en rupture avec les produits actuels, et générer ainsi la meilleure valeur possible pour ses clients.
 
 
Rémy RIOUX,
Directeur général de l’Agence Française de Développement
"Pour gagner la paix, agir sur les causes structurelles des conflits"
Répondre à la demande de nos partenaires, suivant un mandat politique, s'adapter au terrain, agir en parfaite coordination, connaître en profondeur les acteurs et les rapports de force en situation de crise : ces principes opérationnels sont communs à l’Agence Française de Développement (AFD) et au monde de la défense. Cela n'a rien d'un hasard : la sécurité et le développement sont deux moyens, distincts et complémentaires, pour atteindre un même objectif politique : renforcer la capacité des institutions et des populations à faire face aux crises et à lutter contre la pauvreté.
Le contexte international actuel nous rappelle chaque jour combien cet objectif est crucial. Le terrorisme ne connaît pas de frontières. Il cible en priorité des Etats fragiles, où il détruit des équilibres politiques, économiques et sociaux souvent précaires. Que faire ?  Pour éviter que les conflits locaux ne se régionalisent, il faut assurer la sécurité des populations : la réponse militaire est indispensable. Mais elle ne suffit pas et le monde de la défense le sait depuis longtemps.
Je suis très heureux de l’accent mis pour cette session 2016 des Universités d’Eté de la Défense sur le rôle de l’aide publique au développement dans la gestion des crises. Défense, diplomatie et développement (les « 3D ») doivent agir de manière distincte, complémentaire et coordonnée. A court terme, pas de développement sans sécurité ; à moyen terme, pas de sécurité sans développement.
L’AFD a développé une stratégie d’intervention dans les Etats fragiles et les pays en crises. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre plus global d’une réflexion sur les vulnérabilités et les crises, selon l’approche globale développée par le MAEDI et inscrite dans le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale de 2013. Elle s’appuie également sur la stratégie française sur les fragilités en cours d’élaboration. Elle privilégie les projets à double dividende, combinant développement et prévention. Elle articule au plan opérationnel le continuum défense-humanitaire-développement, pour permettre aux armées de passer le relais et pour pérenniser la stabilisation économique, sociale et environnementale.
L’AFD entend développer, fortement et dans le respect des rôles de chacun, ses relations avec les autres acteurs du dispositif institutionnel français de prévention et de gestion des crises, en particulier avec la Mission de stabilisation et avec la Mission de l’action humanitaire du Centre de crises et de soutien (CDCS) et depuis 2014 avec différentes entités du Ministère de la défense. Et nous allons aller plus loin. C’est le sens des partenariats que nous allons développer ensemble les prochaines années.
Nous progressons tous les jours dans notre capacité à travailler ensemble. Mais pour gagner en efficacité, il faut à présent recharger et adapter nos outils de développement. C'est la raison pour laquelle l'AFD a proposé la création une « facilité de lutte contre les vulnérabilités et de réponse aux crises. ». Cet outil de financement sera dédié au traitement des causes profondes de crises dont l’extension fait peser un risque pour la France. Il sera mobilisable dans un nombre limité de zones vulnérables, notamment dans le Sahel et en Méditerranée. Il doit être cohérent et commensurable avec notre effort de défense. Pour gagner la paix, préparons la paix.